pucemuret

Vous avez sans doute déjà eu l’occasion de vous poser la question, avant un entretien d’embauche : « mais comment vais-je m’habiller ? ».

La question a du sens. Comme le veut l’adage, « on n’a pas deux fois l’occasion de faire une première bonne impression ». Alors oui, il est utile de réfléchir à la question vestimentaire. Outre l’impression que vous donnerez au recruteur, le choix (judicieux) de votre habillage peut aussi être un moyen de vous rapprocher de lui, de lui donner un appui pour vous imaginer sur le poste.

Si vous arrivez en entretien avec le dresscode appliqué dans l’entreprise, le recruteur ne vous écoutera pas de la même façon, il sera plus disposé à vous entendre et appréciera votre symbiose avec la culture de SON entreprise.

 

La question que je me pose, moi, c’est pourquoi attendre l’entretien ?

Pourquoi ne pas se donner l’occasion de faire deux premières bonnes impressions ?

Une fois sur le papier, puis une autre fois en entretien de recrutement.

Je l’évoquais déjà dans mon premier article, le CV s’habille aussi. Alors qu’attendons-nous pour habiller nos CV avec les codes de l’entreprise ciblée ?

Afin d’imager cette notion, je vous propose de nous pencher sur un CV que j’ai remis en forme à la demande d’une amie.

Responsable RH, elle se positionnait sur un poste en collectivité territoriale.

Nous ne nous attarderons pas sur le contenu du CV car ce n’est pas le propos du billet de ce jour. Les conseils d’aujourd’hui sont purement visuels et graphiques.

Pour travailler sur ce CV, j’ai utilisé Word, le célèbre éditeur de texte, et Inkscape, un logiciel de dessin vectoriel (téléchargeable gratuitement) qui présente l’avantage de permettre de dessiner des formes régulières sans être un as du dessin ni posséder d’équipement spécifique tel qu’une tablette graphique. Il n’est pas des plus simples d’utilisation mais reste accessible à toute personne sachant bidouiller sur un ordinateur.

 

J’ai commencé par faire une recherche sur la commune émettrice de l’offre d’emploi. J’ai trouvé leur site web, plutôt mal conçu et doté d’une charte graphique déroutante… ça commençait bien…

Le blason de la ville est un vrai blason à l’ancienne, ce n’est pas le matériel de départ le plus pratique. Toutefois il m’a permis d’identifier deux formes et deux couleurs à intégrer au CV. Il me fallait trouver un moyen de récupérer les formes en question sans avoir à les reproduire moi-même, aussi me suis-je re-routé sur la page Wikipédia de la commune.

L’avantage des articles Wikipédia concernant les municipalités, c’est qu’on y trouve systématiquement les blasons de la ville au format SVG. Le format SVG, c’est du dessin vectoriel exploitable sur Inkscape et d'autres logiciels.

J’y ai obtenu ce magnifique fichier.

Les deux formes qui m’ont intéressé sont les petites fleurs blanches sur fond rouge et les murs crénelés.

Les couleurs que j’ai retenues sont bien évidemment le rouge et le bleu. Le bleu en couleur dominante, car beaucoup moins agressif à regarder que le rouge.

Je les ai donc extraites de leur contexte grâce au logiciel cité plus haut. Vous pourrez, sans difficulté, trouver de nombreux tutos pour vous expliquer comment procéder.

Encore me fallait-il réfléchir à la manière de les intégrer dans le CV.

Une fleur blanche sur le fond blanc d’un CV… Ben ça ne se voit pas très bien. J’ai donc décidé de la transformer en fleur rouge. C’est alors que l’utilité de ce motif m’a sauté aux yeux. Les fleurs, en tout petit, ça fait de très jolies puces. Les petites touches de rouges égayent le CV et viennent contraster avec le bleu.

Pour les murs crénelés… Bon, je veux bien l’avouer, j’ai choisi la facilité. Je ne savais vraiment pas quoi foutre de ce motif guerrier… Je l’ai simplement utilisé, créneaux vers le bas, pour encadrer et renforcer (ben oui c’est à ça que ça sert les murs crénelés) le haut du CV. Je n’ai gardé ce motif que pour une seule raison, je voulais à tout prix que le recruteur se le prenne en pleine rétine. Pour qu’il se sente chez lui.

 

Alors voilà, ça nous donne ce CV. Les couleurs et motifs de la ville sont présents. Les murs crénelés viennent renforcer la tête du CV et donner de la puissance au titre. Les fleurs quant à elles, permettent de bien détacher les activités détaillées de la candidate.

 

En théorie, le recruteur, à la lecture de ce CV, voit la candidature de mon amie comme une évidence. Peut-être même a-t-elle toujours été là. Malheureusement, cela n’est pas dit dans l’histoire, car mon amie n’a finalement pas candidaté. Mais elle a apprécié de voir son CV décliné d’une autre façon et cela lui a donné l’envie de s’amuser à suivre ce principe.

Oui j’ai bien dit de s’amuser. Parce que la recherche d’emploi, que l’on soit en poste ou non, c’est chiant, c’est démoralisant, c’est même parfois humiliant.

Alors si on peut aborder la question sous un autre angle et essayer de joindre l’utile à l’agréable, d’utiliser dans le cadre de sa recherche d’emploi, des outils et des pratiques issus de nos loisirs et de nos passions ; il serait idiot de s’en priver.

Et puis s’il est une chose dont je suis sûr, en amour comme en emploi, on est toujours plus sexy quand on est bien dans ses baskets.